Si vous avez acheté une paire de mules ou de sandales chez Besson Chaussures depuis le printemps, un petit coup d’œil s’impose. L’enseigne a publié en moins d’une semaine deux rappels sur le site officiel RappelConso : des mules femme de la marque XTI le 20 octobre, et des sandales femme en cuir Free Monday le 16 octobre. En cause dans les deux cas, des pièces métalliques qui libèrent trop de nickel, et pour les mules, des phtalates dans la doublure.
Plan de l'article
Les mules XTI : nickel et phtalates #
Selon la fiche de rappel publiée le 20 octobre, le problème touche des mules femme XTI vendues en boîte à chaussures chez Besson Chaussures, dans toute la France, du 1er avril au 13 octobre 2026. Les références concernées sont les modèles 22032179-01 et 22032179-13.
Deux non-conformités ont été relevées. D’abord, les œillets en métal doré libèrent du nickel au-delà du seuil réglementaire fixé par l’annexe XVII du règlement européen REACH (entrée 27). Ensuite, la doublure et la première de propreté, cette semelle intérieure en contact direct avec le pied, présentent des teneurs en phtalates supérieures au seuil autorisé, notamment en DBP et en DEHP.
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La fiche précise les risques : le nickel peut provoquer une réaction allergique cutanée en cas de contact direct et prolongé avec la peau. Les phtalates concernés sont, eux, réglementés en raison de leurs effets sur la santé, notamment sur la fonction reproductive.
Les sandales Free Monday : la boucle en cause #
Quatre jours plus tôt, le 16 octobre, Besson avait déjà publié un rappel sur des sandales femme en cuir Free Monday, vendues du 14 avril au 13 octobre 2026. Cette fois, c’est la boucle métallique qui libère du nickel au-delà du même seuil réglementaire, avec un risque d’allergie cutanée en cas de contact prolongé.
Point important : la non-conformité a été identifiée sur des modèles provenant d’un même fournisseur, et Besson a choisi, par précaution, d’étendre le rappel aux modèles susceptibles d’avoir des boucles aux mêmes caractéristiques. Sept références sont listées : 22014627-01, 22014627-12, 22032905-01, 22032907-01, 22032907-12, 22032910-13 et 22032910-01.
Comment savoir si votre paire est concernée #
La référence du modèle figure en général sur l’étiquette de la boîte. Si vous l’avez jetée, le plus simple est de comparer votre paire avec les photos publiées sur les deux fiches RappelConso, ou de passer en magasin avec vos chaussures. Les deux fiches donnent aussi le même numéro de service client à appeler en cas de doute : le 0806 800 004.
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Dans les deux cas, la consigne est identique : ne plus porter les chaussures, les rapporter au point de vente ou contacter le magasin. Vous pouvez demander au choix un remboursement ou un échange.
Pourquoi le nickel pose problème dans les accessoires
Le nickel est l’un des métaux les plus utilisés dans les boucles, œillets, fermoirs et bijoux fantaisie, parce qu’il donne un bel éclat et résiste bien. C’est aussi l’une des causes classiques d’allergie de contact : une fois qu’on y est devenu sensible, la réaction revient à chaque nouveau contact. C’est précisément pour cela que la réglementation européenne ne l’interdit pas, mais limite la quantité qu’un objet porté contre la peau a le droit de libérer.
Sur une sandale ou une mule portée pieds nus, la boucle ou l’œillet touche directement la peau, parfois pendant des heures et avec la transpiration. C’est exactement la situation de « contact direct et prolongé » visée par les deux fiches de rappel.
Le bon réflexe pour vos prochains achats #
Ces deux rappels ne signifient pas que toutes les chaussures à boucle sont à éviter. Ils rappellent simplement que la mode à petit prix n’échappe pas aux contrôles, et que ceux-ci fonctionnent : les produits non conformes sont repérés et retirés.
Si vous avez la peau réactive au nickel, quelques habitudes aident : préférer les boucles en matière textile ou en résine, vérifier que la pièce métallique ne touche pas directement la peau, et surveiller l’apparition de rougeurs ou de démangeaisons aux points de contact. En cas de réaction, retirez la chaussure et demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.
Enfin, pour suivre les rappels en cours, le site officiel RappelConso permet de chercher par marque ou par catégorie, et de s’abonner aux alertes. Un réflexe utile avant de ressortir vos sandales au printemps prochain.




