Près de deux Françaises et Français sur trois décrivent désormais leur peau comme réactive, et les routines s’allongent pour y répondre : c’est le premier enseignement du Baromètre de la peau 2026 publié ce 5 novembre par Typology et l’Ifop.
- 63,9 % des répondants français au diagnostic en ligne Typology déclarent une peau réactive au premier semestre 2026, contre 60,7 % en 2023.
- 84 % des Français utilisent des soins visage, 3 à 4 par jour en moyenne ; 5 chez les femmes de moins de 35 ans.
- 34 % des utilisateurs de soins visage ignorent quels actifs contiennent leurs produits.
Plan de l'article
- Que mesure ce nouveau baromètre ?
- La peau réactive, préoccupation numéro un ?
- Rides, imperfections, pores : qui se sent concerné ?
- Pourquoi les routines s’allongent-elles ?
- Connaît-on vraiment ce qu’on applique ?
- Où s’informe-t-on et où achète-t-on ?
- Ce qu’on peut en retenir pour sa routine
- Questions fréquentes
Que mesure ce nouveau baromètre ? #
L’étude, présentée sur le site de l’Ifop, croise deux sources. D’un côté, 791 045 diagnostics de peau réalisés en ligne sur le site de la marque au premier semestre 2026. De l’autre, une enquête Ifop menée en octobre 2026 auprès de 1 000 personnes représentatives de la population française.
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Il faut garder ce double regard en tête : les chiffres sur la peau réactive viennent de personnes qui ont fait volontairement un diagnostic sur un site de cosmétiques, pas d’un examen dermatologique. Les données sur les routines, les complexes et les circuits d’achat viennent, elles, du sondage.
La peau réactive, préoccupation numéro un ? #
En France, 63,9 % des répondants au diagnostic décrivent une peau réactive au premier semestre 2026, contre 60,7 % en 2023. Le niveau est proche dans les quatre pays étudiés (France, États-Unis, Allemagne et Japon), à 63,7 %.
Une peau dite réactive tiraille, rougit ou picote facilement au contact d’un produit, du froid ou de la pollution. Le sujet tombe à point nommé : avec les premiers froids de novembre et le chauffage qui repart, c’est souvent la période où l’inconfort se manifeste.
Rides, imperfections, pores : qui se sent concerné ? #
Le sondage Ifop dessine des préoccupations très différentes selon l’âge et le genre. Chez les 35-59 ans, 46 % se disent concernés par les rides et ridules, et 37 % en sont complexés, davantage que les plus de 60 ans. L’Ifop y voit une forme d’acceptation progressive des signes de l’âge.
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Les imperfections pèsent nettement plus sur les femmes : 64 % d’entre elles s’en disent complexées, contre 41 % des hommes. Quant aux pores visibles, ils deviennent une préoccupation croissante, en particulier chez les jeunes femmes, dont 54 % se disent complexées par leur apparence.
Pourquoi les routines s’allongent-elles ? #
Face à ces préoccupations, le réflexe est d’ajouter un produit. Selon l’enquête, 84 % des Français utilisent des soins pour le visage, à raison de 3 à 4 par jour en moyenne. Les femmes de moins de 35 ans montent à 5 produits en moyenne.
Les jeunes hommes s’y mettent aussi, avec un recours notable aux soins hydratants (46 %) et à la protection solaire (39 %). Cette génération utilise davantage d’actifs ciblés comme les acides AHA (21 %) et BHA (24 %).
Plus de produits, plus d’ingrédients
Le baromètre souligne le revers de cette accumulation : chaque soin supplémentaire augmente le nombre d’ingrédients appliqués sur la peau. Pour une peau qui réagit déjà facilement, empiler sérum, essence, exfoliant et crème peut entretenir le problème plutôt que le régler.
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Connaît-on vraiment ce qu’on applique ? #
C’est le paradoxe relevé par l’étude. Le rapport qualité-prix (61 %) et l’efficacité (57 %) restent les premiers critères d’achat, et 45 % des utilisateurs de soins visage privilégient des ingrédients naturels. Pourtant, 34 % ignorent quels actifs sont présents dans leurs soins.
Les plus connus restent la vitamine C (32 %), l’acide hyaluronique (29 %) et le collagène (23 %). Chloé Brunet, directrice d’études quantitatives au pôle Beauty Wellbeing d’Ifop Marketing, y voit un enjeu de pédagogie pour les marques : transformer l’abondance d’informations en une expertise accessible à tous.
Où s’informe-t-on et où achète-t-on ? #
Les grandes surfaces restent le premier circuit d’achat des soins visage (64 %). L’achat en ligne concerne 28 % des consommateurs, et 37 % des moins de 35 ans.
Côté conseils, l’intelligence artificielle fait une entrée discrète : 14 % des personnes préoccupées par leurs pores ou leurs imperfections disent l’utiliser pour s’informer, et 28 % consultent les réseaux sociaux au sujet des pores. Mais le conseil humain garde la main : en cas d’imperfections, les pharmaciens (38 %) et les dermatologues (33 %) sont les premiers interlocuteurs.
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Ce qu’on peut en retenir pour sa routine #
Le message de fond rejoint ce que répètent les professionnels de la peau : une routine construite vaut mieux qu’une routine accumulée. Avant d’ajouter un actif, mieux vaut savoir ce que contiennent les produits déjà utilisés, et en introduire un seul nouveau à la fois pour repérer ce qui convient.
Pour une peau qui tiraille ou rougit, la base reste simple : un nettoyant doux, une crème hydratante adaptée et une protection solaire le jour. Si l’inconfort persiste, le pharmacien ou le dermatologue reste le bon réflexe, comme le font déjà une majorité des personnes interrogées.
Questions fréquentes #
Le chiffre de 63,9 % de peaux réactives vaut-il pour toute la population ?
Non. Il provient des diagnostics réalisés volontairement en ligne sur le site de la marque, et repose sur l’auto-description des répondants. Les données de l’Ifop, elles, portent sur un échantillon représentatif de 1 000 personnes.
Faut-il réduire le nombre de produits de sa routine ?
Le baromètre rappelle que chaque soin ajouté multiplie les ingrédients appliqués. Pour une peau réactive, une routine courte et bien choisie est souvent plus confortable.
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Qui consulter en cas d’imperfections persistantes ?
Les personnes interrogées se tournent d’abord vers le pharmacien (38 %) puis le dermatologue (33 %), qui peuvent orienter vers des soins adaptés.




